Le Gabon, deuxième producteur mondial de manganèse, connaît une croissance exceptionnelle de sa production depuis plus de dix ans. Cette dynamique ouvre la voie à une transformation industrielle locale, qui vise à créer davantage d’emplois et de valeur ajoutée pour le pays. Le gouvernement prévoit l’arrêt des exportations de minerai brut dès 2029, encourageant ainsi le développement d’unités locales de transformation.

Une production de manganèse en forte hausse

La production gabonaise est passée de 2,5 millions de tonnes en 2011 à 4,4 millions en 2022, pour atteindre 7,4 millions de tonnes en 2023. Ce minerai représente environ 6 % du PIB national et une part importante des exportations.

Cette croissance est portée par des investissements continus dans l’extraction, le transport et le développement de nouvelles zones minières. De plus, le gouvernement encourage désormais la transformation locale afin de produire du manganèse enrichi avant exportation.

Moanda : cœur de l’exploitation minière gabonaise

L’exploitation se concentre principalement à Moanda, dans le sud-est du pays. Cette région possède certaines des plus grandes réserves mondiales de manganèse.
Depuis 1962, Comilog opère sur place, créant des emplois et stimulant la croissance démographique. La ville bénéficie directement de cette activité, qui constitue un pilier économique pour l’État.

Transformation locale et industrialisation du manganèse

Le gouvernement gabonais souhaite sortir de l’exportation de matières premières brutes, qui rapporte peu de valeur ajoutée. La mise en place d’unités locales de transformation permettra de :

  • Créer davantage d’emplois
  • Générer plus de revenus pour le pays
  • Renforcer l’autonomie industrielle
  • Stabiliser la croissance économique à long terme

Enjeux économiques et ambitions pour le PIB

Grâce à l’industrialisation, le secteur minier pourrait contribuer à plus de 30 % du PIB dans les 15 prochaines années. Cette stratégie vise à consolider le rôle du manganèse dans l’économie nationale et à renforcer la souveraineté industrielle du Gabon.

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