Dieudonné Aba’a Owono s’impose comme une figure centrale de la justice gabonaise. En effet, le samedi 27 décembre 2025, il a été élu à l’unanimité président de la Cour constitutionnelle. Cette décision consacre la continuité institutionnelle à un moment clé pour la démocratie.

Ainsi, la plus haute juridiction constitutionnelle du pays confirme son choix. Déjà en fonction durant la Transition, le magistrat voit son leadership renforcé. Par conséquent, la stabilité juridique reste assurée.

Un magistrat d’expérience au parcours solide

Né le 8 novembre 1965 à Oyem, dans le Woleu-Ntem, Dieudonné Aba’a Owono est issu de l’école publique gabonaise. D’abord formé à Oyem, puis au lycée Léon Mba, il obtient un baccalauréat série B en 1984.

Ensuite, il poursuit des études de droit à l’Université Omar Bongo. Parallèlement, il intègre l’École nationale de la magistrature du Gabon. En 1989, il en sort diplômé et entre officiellement dans la magistrature.

Une carrière judiciaire progressive et rigoureuse

Sa carrière débute au Tribunal de Libreville. Puis, il occupe successivement des fonctions au siège et au parquet. Notamment, il devient procureur de la République adjoint, puis procureur à Oyem, Libreville et Tchibanga.

Par la suite, il est nommé juge d’instruction. Entre 2003 et 2008, il préside le Tribunal d’Oyem. À ce poste, il se distingue par une gestion méthodique des dossiers sensibles.

En 2005, il est promu magistrat hors hiérarchie. Il rejoint alors le Conseil d’État, où il exerce comme commissaire à la loi, puis président de chambre.

Un acteur clé des contentieux électoraux

Au fil des années, Dieudonné Aba’a Owono devient un spécialiste reconnu des contentieux électoraux. Entre 1996 et 2023, il préside plusieurs commissions électorales départementales et provinciales.

En 2025, à la tête de la Cour constitutionnelle, il supervise les contentieux du référendum, de l’élection présidentielle, ainsi que des législatives et sénatoriales. Ainsi, ses décisions contribuent directement à la stabilité politique du pays.

Une expertise renforcée par la formation internationale

Par ailleurs, le président de la Cour constitutionnelle a suivi plusieurs formations de haut niveau. Notamment à l’OMPI à Genève et à l’École nationale de la magistrature française. De plus, il effectue des stages au Tribunal de Pontoise et à la Cour d’appel de Paris.

En parallèle, il transmet son savoir. Il enseigne à l’ENM du Gabon et participe à des formations régionales, notamment à l’ERSUMA de Cotonou.

Un engagement institutionnel et national

Aujourd’hui, Dieudonné Aba’a Owono préside la Commission nationale chargée du suivi de l’arrêt de la Cour internationale de justice. Ce dossier concerne le différend frontalier entre le Gabon et la Guinée équatoriale. Il s’agit donc d’un enjeu stratégique majeur.

En reconnaissance de son parcours, il a été décoré Chevalier puis Officier de l’Ordre national du Mérite gabonais.

Une figure de continuité pour l’État de droit

Enfin, Dieudonné Aba’a Owono incarne une magistrature de continuité. À l’aube de la Vᵉ République, il apparaît comme un garant de la Constitution et de la stabilité institutionnelle.

Ainsi, son élection à la tête de la Cour constitutionnelle confirme la volonté des autorités de renforcer l’État de droit et la crédibilité des institutions gabonaises.

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