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Du 12 au 13 janvier 2026, Libreville a accueilli la Conférence internationale sur l’iboga et l’ibogaïne à l’hôtel de la Sablière. Cet événement majeur a mis en lumière l’une des plantes les plus emblématiques du patrimoine culturel gabonais. Placée sous le thème « L’iboga, racine du Gabon, source d’avenir durable », la rencontre a rassemblé des experts nationaux et internationaux, des chercheurs, ainsi que des acteurs économiques et institutionnels

Un héritage spirituel et culturel à préserver

Avant tout, l’iboga occupe une place centrale dans la spiritualité gabonaise. Plante initiatique et sacrée, elle symbolise un héritage vivant transmis de génération en génération. Ainsi, les intervenants ont rappelé l’importance de préserver cette ressource tout en respectant les traditions qui l’entourent. Selon eux, la protection de l’iboga garantit aussi la sauvegarde d’un savoir ancestral unique.

Entre tradition, science et développement durable

Les échanges, structurés autour de plusieurs panels thématiques, ont permis d’aborder des enjeux essentiels : l’entrepreneuriat lié à l’iboga, le développement de sa culture, son potentiel écotouristique au Gabon, la recherche scientifique locale, ainsi que les avancées internationales sur l’ibogaïne, notamment aux États-Unis. Les cadres thérapeutiques et les réglementations internationales ont également été au cœur des discussions, illustrant l’intérêt croissant pour cette plante à l’échelle mondiale.

Vers une structuration de la filière iboga

Un accent particulier a été mis sur l’organisation de la filière. Bien que l’iboga soit cultivé au Gabon, sa production demeure encore limitée et peu structurée. À cet effet, les responsables de l’AGDEV ont annoncé la mise en place d’une plateforme d’enregistrement obligatoire pour toute personne souhaitant collecter, transformer, vendre ou acheter l’iboga. Cette initiative vise à encadrer les activités du secteur, à prévenir les dérives, à préserver la ressource et à assurer des retombées économiques équitables pour les populations locales.

Un enjeu national aux retombées internationales

Au-delà des débats techniques, la conférence a délivré un message fort : si l’iboga s’exporte et suscite un intérêt international, son essence, sa symbolique et son respect doivent rester ancrés au Gabon. En plaçant l’humain, la culture et la durabilité au centre des réflexions, cet événement ouvre la voie à une valorisation responsable de l’iboga, au service du développement national et des générations futures.

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