C’est une avancée médicale qui pourrait changer la prise en charge du paludisme chez les tout-petits. Pour la première fois, l’Organisation mondiale de la Santé valide un traitement spécialement conçu pour les nouveau-nés et nourrissons de moins de 5 kilos. Une annonce porteuse d’espoir pour de nombreuses familles africaines, dans un contexte où le paludisme continue de tuer silencieusement les enfants les plus vulnérables.

Le combat contre le paludisme vient de franchir une étape importante, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a annoncé la validation du premier médicament antipaludique dédié aux bébés pesants entre 2 et 5 kilogrammes.

Le traitement, baptisé Coartem Baby, a reçu le 24 avril 2026 la certification de l’OMS garantissant sa qualité, sa sécurité et son efficacité. Une décision qui marque un tournant dans la lutte contre une maladie qui reste l’une des premières causes de mortalité infantile en Afrique.

Jusqu’à présent, les nourrissons atteints du paludisme étaient traités avec des médicaments conçus pour des enfants plus âgés. Une solution provisoire qui exposait souvent les bébés à des erreurs de dosage ou à des effets secondaires parfois lourds pour des organismes encore très fragiles.

Avec Coartem Baby, les choses changent le traitement utilise une combinaison déjà connue dans la lutte antipaludique, l’artéméther-luméfantrine, mais dans une formule adaptée aux nouveau-nés, les comprimés, aromatisés au goût cerise, peuvent être dissous dans un peu d’eau ou dans le lait maternel afin de faciliter leur prise.

Cette innovation médicale vient renforcer les outils déjà utilisés contre le paludisme comme les moustiquaires imprégnées, les vaccins et les tests rapides de diagnostic. Pour plusieurs spécialistes de santé, cette avancée répond enfin à un vide longtemps ignoré dans la prise en charge des très jeunes enfants.

Mais sur le terrain, le véritable défi commence maintenant entre disponibilité du traitement, coût d’accès et distribution dans les centres de santé reculés, les attentes restent prudentes. Car au Gabon comme ailleurs en Afrique, les populations savent qu’entre les annonces internationales et la réalité dans les hôpitaux, le chemin peut parfois être long.

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