Source de revenus pour des milliers de familles, pilier de l’alimentation dans plusieurs localités et pratique profondément enracinée dans les habitudes culturelles, la viande de brousse occupe une place centrale dans le quotidien des Gabonais.

Entre surexploitation des espèces, commerce informel et exigences de préservation de la biodiversité, l’État veut désormais reprendre le contrôle d’une filière aussi sensible que stratégique.

À Libreville, le jeudi 7 mai 2026 au ministère des Eaux et Forêts. Experts, autorités administratives, partenaires techniques et acteurs du secteur se sont réunis autour d’un même objectif définir une stratégie nationale capable d’encadrer durablement la chasse et le commerce de la viande de brousse au Gabon.

Portée avec l’appui de l’Union européenne à travers le programme SWIM (Sustainable Wildlife Management), cette initiative intervient dans un contexte où la consommation de viande de brousse continue de prendre de l’ampleur. Selon les données dévoilées pendant l’atelier, près de 17 tonnes sont consommées chaque année sur l’ensemble du territoire national.

Le gouvernement gabonais veut donc trouver le juste équilibre afin de permettre aux populations de continuer à vivre de cette activité tout en évitant une disparition progressive de certaines ressources fauniques.

La future stratégie nationale s’appuiera sur cinq priorités majeures, le renforcement du cadre juridique et des mécanismes de contrôle, l’amélioration des connaissances scientifiques sur les espèces exploitées, une meilleure structuration de la filière, le développement des espaces communautaires de gestion ainsi que la formalisation progressive du commerce de la viande de brousse.

 À travers cette vision, le Gabon ambitionne de construire d’ici 2036 un modèle plus équilibré, capable de concilier sécurité alimentaire, préservation de la biodiversité et survie économique des populations qui dépendent de cette activité.

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