
Une réponse durable au conflit homme-faune
La coexistence homme-éléphant au Gabon s’impose comme une solution innovante face aux conflits récurrents entre les populations rurales et la faune sauvage. Dans plusieurs régions du pays, les éléphants causent d’importants dégâts aux cultures vivrières, mettant en péril la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des ménages. Pour répondre à cette problématique, le Gouvernement gabonais, avec l’appui de partenaires techniques et financiers, a mis en place un programme structuré et durable.
Des clôtures électriques pour sécuriser les cultures
Concrètement, la première phase du programme a permis l’installation de 1 028 clôtures électriques mobiles, soit 114 % de l’objectif initial. Grâce à ces dispositifs, plus de 13 000 foyers, répartis dans les neuf provinces du Gabon, ont vu leurs champs mieux protégés. Ainsi, les pertes agricoles ont fortement diminué, tout comme les tensions entre communautés locales et éléphants. Par conséquent, les populations bénéficient d’une meilleure stabilité alimentaire et économique.
Préserver la biodiversité tout en soutenant les populations
Au-delà de la protection des cultures, cette initiative contribue directement à la préservation des éléphants, espèce emblématique mais vulnérable. En limitant les incursions dans les champs, le programme réduit les actes de représailles contre les animaux. Comme l’a rappelé la représentante de la CAFI au Gabon, la protection de la biodiversité passe avant tout par le soutien aux populations rurales et la sécurisation de leur alimentation.
Une phase 2 ambitieuse en préparation
Cependant, face à une demande croissante – plus de 2 600 requêtes en attente – les autorités préparent une phase 2 du projet. Celle-ci prévoit le déploiement de 2 000 nouvelles clôtures, l’ouverture de bases provinciales supplémentaires et le renforcement de la formation des bénéficiaires. Lancée en mars 2025 et financée par la CAFI, cette initiative confirme que la coexistence homme-éléphant au Gabon est un levier essentiel pour un développement durable, conciliant agriculture et biodiversité.
Commentaires (0)