En 2025, le ministère des Eaux et Forêts opère un changement stratégique majeur. Désormais, la protection de l’environnement devient aussi un levier économique. Objectif : créer des emplois, structurer des filières et valoriser durablement les ressources naturelles.

Une réforme axée sur des résultats concrets

Dans un communiqué publié le 27 décembre 2025, le ministère dresse le bilan d’une réforme ambitieuse. Cette nouvelle orientation repose sur un principe simple : investir dans l’humain pour mieux protéger la nature.

Ainsi, l’action publique quitte une logique uniquement répressive. Elle s’inscrit désormais dans une vision plus pragmatique et inclusive.

Renforcement des effectifs sur le terrain

Première avancée notable : le renforcement des ressources humaines. Au total, 230 écogardes ont été intégrés à l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN).

Par ailleurs, 305 auditeurs libres issus de l’École nationale des eaux et forêts (ENEF) sont en cours de régularisation administrative. Cette mesure permet de sécuriser des emplois, mais aussi de professionnaliser le secteur.

En conséquence, la surveillance des espaces forestiers et fauniques s’en trouve renforcée.

Une filière viande de brousse désormais encadrée

Autre chantier majeur : la réforme de la commercialisation de la viande de brousse. Longtemps informelle, cette activité entre dans une phase de structuration.

Désormais, le ministère mise sur la traçabilité. Des bracelets d’identification et des QR codes permettent de contrôler l’origine du gibier.

Ainsi, les risques sanitaires sont réduits. Dans le même temps, les acteurs locaux bénéficient de revenus plus stables.

Un équilibre entre écologie et réalités sociales

Cette approche marque une rupture. Elle reconnaît les besoins économiques des populations riveraines.

Cependant, elle impose aussi des règles claires. L’objectif reste la préservation durable de la biodiversité.

Ce choix traduit donc une volonté politique forte : concilier écologie et développement.

Vers une économie verte gabonaise

Pour finir, le ministère des Eaux et Forêts affiche un nouveau visage. Un visage tourné vers l’avenir.

Nature protégée, emplois créés et croissance responsable deviennent compatibles. Pour le Gabon, l’or vert » n’est plus seulement un patrimoine à préserver. Il devient désormais une richesse à valoriser durablement.

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